La nuit n'aura plus peur du soleil par Abdelhakim Meziani

DÉCÈS DE MUSTAPHA BADIE
La nuit n'aura plus peur du soleil
Après Omar Boudia, c'est au tour de Mustapha Badie de nous quitter sur un fondu enchaîné, ou presque ...

La Casbah se meurt. En plus de la dégradation, chaque jour davantage, de ses somptueux parements, ce sont ses meilleurs enfants qui partent, rappelés qu'ils sont par la volonté divine. Après Omar Boudia, c'est au tour de Mustapha Badie de nous quitter, sur un fondu enchaîné, ou presque ...

Dans une relative indifférence, convient-il de souligner ici, et ce, à l'instigation de la culture de l'oubli et de la haine de la citadinité. Deux fléaux qui tendent de plus en plus à réduire le champ culturel national à une portion congrue et à faire en sorte que les meilleurs enfants de La Casbah soient victimes d'un exil intérieur lourd de sens qui fonde et explique l'émoussement des capacités créatives d'un espace citadin ayant pourtant tant donné à notre pays.

Rabah Ameur-Zaimeche

Rabah Ameur-Zaïmèche, né en 1966 à Beni Zid en Algérie, est un réalisateur, scénariste et comédien franco-algérien.

Né en Algérie, Rabah Ameur-Zaïmeche arrive en France en 1968 au moment de la deuxième grande vague d'immigration algérienne. Il a grandi dans la cité des Bosquets à Montfermeil, en Seine-Saint-Denis.

Après des études en sciences humaines, il fonde en 1999 la société Sarrazink Productions. Il réalise en 2001 son premier long-métrage Wesh Wesh, qu'est-ce qui se passe ?, qui obtient le prix Louis-Delluc du premier film et le prix Léo Scheer au Festival international du film de Belfort. Pour ce projet, le réalisateur fait tout lui-même, du scénario à l'interprétation et produit ce film avec ses propres fonds.

Serie 3 documenetaires - La Guerre d'Algerie


La guerre d'Algérie : un dossier brûlant
Algérie - notre histoire
L'Ennemi intime

Normal de Merzak Allouache (Bande Annonce)


Après les émeutes de décembre et les premières marches pacifiques, alors que le printemps arabe commence en Tunisie et en Egypte, Fouzi veut réunir ses comédiens pour leur montrer le montage du film qu’il a réalisé deux ans auparavant sur la désillusion d’une jeunesse qui cherche à exprimer ses idées artistiques. Il cherche un autre point de vue et surtout une fin et il compte sur les réactions à chaud des comédiens pour inventer une nouvelle résolution de son histoire, dans un pays soudainement soulevé par une vague de contestations. Pendant la projection du film, le débat s’installe ... Une nouvelle vision de la jeunesse algéroise d’aujourd’hui en plein questionnement politique et artistique.

Sorti en salle en France le 7 mars 2012
Pays : Algérie
Genre : comédie dramatique, 2011
Durée : 1h51
Langue : arabe - sous-titrage : français
Distributeur : Film des deux rives

Festivals et prix

Prix du meilleur long métrage arabe
Festival de Doha, 2011
Festival international du film arabe d’Oran, 2011

Hnifa, une vie brulee

Née le 4 avril 1924 à Ighil Larbaa, Zoubida de son vrai nom est originaire du village d’Ighil-Mehni, petite localité maritime dans la commune d’Azeffoun. Sa famille, comme tant d’autres, a fui l’hostilité de la campagne kabyle pour chercher à Alger, des conditions de vie plus clémentes. La seconde guerre mondiale et le débarquement allié dans la capitale, précipitent le retour au village d’origine où la jeune fille mène l’existence sans relief d’une montagnarde berbère. Elle se passionne pour la poésie et, comme toute femme kabyle, agrémente chacun de ses instants par des chants. C’est aussi tout naturellement qu’elle exprime publiquement son talent lors des fêtes de femmes organisées au village où sa présence est particulièrement appréciée. Comme il est alors d’usage, elle est mariée au sortir de l’enfance. Ce mariage convenu n’est qu’une parenthèse qui se referme bien vite par la séparation du couple. De retour auprès des siens, elle est le témoin de l’émiettement progressif de son cocon familial ; la mort accidentelle de l’un de ses frères, puis la répudiation de sa mère, quelques temps après, finissent par faire éclater les derniers vestiges de son univers. C’est ainsi que débute « le prélude à la vie d’errance » de la jeune femme ...

In : www.depechedekabylie.com

Un film documentaire de Ramdane Iftini et Sami Allam.

OLIVER D'OR
du meilleur documentaire au Festival National Culturel Annuel du Film Amazigh
Sétif 2008

Prix du meilleur sujet au PANORAMA DU CINEMA de " Alger Capitale de la Culture Arabe 2007 "

Prix du meilleur Documentaire au Festival Issni N'Ouragh
Agadir - MAROC 2008

Les hommes libres de Ismael Ferroukhi (Euronews)


1942, Paris est occupée par les Allemands. Younes, un jeune émigré algérien, vit du marché noir. Arrêté par la police française, Younes accepte d'espionner pour leur compte à la Mosquée de Paris. La police soupçonne en effet les responsables de la Mosquée, dont le Recteur, Si Kaddour Ben Ghabrit, de délivrer de faux-papiers à des Juifs et à des résistants.

Le film "Les hommes libres" a été réalisé par Ismael Ferroukhi.




Ismaël Ferroukhi (né le 26 juin 1962 à Kénitra) est un réalisateur, scénariste et dialoguiste français d'origine marocaine.
fr.wikipedia.org - Ismaël Ferroukhi

Demain brillera le soleil, suivi interview de Omar Chouchane


« Demain brillera le soleil », signé Omar Chouchane, est un court-métrage de 20 minutes, interprété par Bahia Rachedi, Hassan Bouali et Mustapha Azazi.

Projeté pour la première fois au Festival international du film arabe d’Oran, le film relate l’histoire d’un jeune Algérien, vendeur à la sauvette, contraint de prendre en charge sa mère et son frère autiste.

Omar reçoit une réponse favorable à sa demande de visa, il est heureux mais il doit faire un choix difficile : partir et abandonner sa famille ou rester et tuer ses rêves.

Expression sur Deux Droles de Dames

J'ai les doigts irrésistiblement hypnotisés par les lettre blanches de ce satané clavier noir de vouloir commenter les dernières déclarations de ces deux petites dames, qui cachent la foret dense de cheveux hirsutes des mâles qui les gouvernent en tant que mineur a vie ... mais je ne le ferai pas, pour le plaisir gâché de certains ...

L'article de l'Expression : KHALIDA TOUMI AU RENDEZ-VOUS DE LA PAROLE DE L'ONCI


Festival Cinema Algerien 2011 avec Dahmane OUZID, realisateur


Durant sept jours (du 29 novembre au 5 décembre 2011), les cinéphiles vont pouvoir se déplacer pour apprécier de nouvelles productions à la faveur d’un festival avec pour seul critère de distinction l’excellence bien que la présente manifestation soit le résultat d’un projet modeste, aux dires de M. Mohamed Bedjaoui et de Mme Zahia Yahi qui ont animés une conférence de presse dimanche dernier en présence d’un parterre de journalistes. Cette sélection de films d’affiche en mettant en avant dans la programmation des réalisations cinématographiques qui soulignent toute la thématique d’engagement pour laquelle ont opté les organisateurs est prise non pas dans le sens politique étroit mais comme la mise en valeur d’idées, de principes et d’éthique que cette petite équipe du festival voudrait défendre dans quelque domaine que ce soit avec un constat en faveur d’un mieux-être de l’homme, d’où la tendance générale de ce festival aux connotations largement humanistes qui engage les discussions autour de la notion de justice et de droits de l’homme.

Ce festival, qui n’est qu’un prélude à d’autres événements prochains qui prendront des dimensions encore plus importantes, est cette fois-ci une occasion inespérée pour le public algérien de faire connaissance avec des personnalités du monde du 7e art comme la projection d’un nouveau film d’Oliver Stone Commandante qui relate la vie de Fidel Castro et Poussière de vie de Rachid Bouchareb, qui sera présenté en avant-première pour la clôture officielle et qui traite des enfants pendant la guerre du Vietnam, un film actuellement en compétition au festival de Berlin. Au total 18 films seront projetés suivis de rencontres-débats dans les matinées à partir de 11 heures avec des cinéastes de renom venus spécialement en Algérie pour rencontrer le public comme Philipe Diaz, Jacques Sarasin, Charles Burnett, Pierre Yves Vanderweerd et Larbi Benchiha avec De Gaulle et la bombe qui sera présenté en ouverture demain.

Ces productions qui évoquent la protection de l’enfant, l’environnement, la crise économique mondiale ou le statut des femmes seront accompagnées de deux focus sur le cinéma palestinien fait par des femmes.

L.G.
www.elmoudjahid.com - Festival international du cinéma d’Alger 2011 : Sous le slogan du film engagé

Mohamed Ifticene

Né le 24 septembre 1943 à Alger, Mohamed Ifticène est une figure de proue dans le cinéma. Issu de l‘éphémère Institut National du Cinéma, ses débuts dans le 7 ème Art balbutiant remontent à 1964. Sa carrière se confond avec la naissance du cinéma en Algérie indépendante.

En 1965, il fait un stage à l’école de Lodz en Pologne. En 1967, il réalise pour le CNC son premier court-métrage Zefef. Puis intègre en avril de l’année en court la RTA. Armé de sa passion pour l’art et d’une volonté affichée contre la médiocrité, il entame un long périple dans les méandres de cette administration minée par les luttes d’intérêts étayées sur une ignorance livrée corps et bien aux tenants des commandes.

Dans ce marécage teinté de couleurs nationales, la rétorsion, l’absurdité et le conformisme régnants dans les geôles de la RTA, n’étouffent pas la détermination du cinéaste. À la différence de ses confrères débauchés par ce qu’ils appellent « les cinéastes directeurs », Ifticène se maintient à la RTA. Et impose progressivement son art et sa manière. En dépit des aléas quotidiens et l’empirisme embaumant l’atmosphère et ses répercussions directes sur les initiatives dignes de foi, Mohamed Ifticène affirme sa priorité pour un cinéma inspiré en phase avec sa société. Il réalise un grand nombre de reportages divers, des documentaires, des pièces de théâtre, et des fictions.

Pourquoi la television algerienne est restee sovietique par Chawki Amari


La prise de la Télévision par la jeunesse pour la jeunesse est comme la prise de la Bastille par les révolutionnaires français enfin libérés du joug de toutes sortes d’indifférences envers les couches sociales les plus démunie pour qu'ils puissent revendiquer leurs droits fondamentaux et dénoncer toutes sortes d'abus du Pouvoir en place, quelque soit sont orientation politique : gauche ou de droite, l'essentiel est d'aller en avant ... Un régime répressif et policier a tout les niveaux ne donne rien et ne donnera rien en cadeau a la majorité qui le scandent et le honni s'il ne peut dans certaines conditions contrôler de loin par des lois ficelées d'avance tous les médias libres et privés qui verront le jour demain malgré la réprobation de ce régime " soviétique " en place avec une base idéologiquement tridimensionnelle (nationalisme, islamisme, khoubzisme) et pro-libéral sauvage, qui a transformé le pays en DÉCHARGE PUBLIQUE !!!

Les deux chaines, dites privées, que vous pouvez voir sur Hotbird, ne sont que le fruit de ceux qui ont pillé le pays et l'ont, d'une manière ou d'une autre avec une complicité occidentale tacite, amené le pays entier a la guerre civile et au désastre; et la plus noble des choses pour les remercier, sans peur et sans crainte, et de cracher sur leur gueule.

By S. Abdelkrim

Car ...
« Une télé libre est extrêmement dangereuse pour la pérennité de notre régime, qui sera contraint de laisser les Algériens le critiquer et évoquer ses sous et ses dessous devant le peuple. »
Al Watan

www.slateafrique.com - Pourquoi la television algérienne est restée soviétique par Chawki Amari
Chawki Amari au Centre Culturel Français d'Alger

Les enfants du soleil (Youtube)


Film de Mohamed Ifticene qui retrace la période 1946-1954 dans la Casbah d'Alger.

Prix de la fiction au 7ème Festival du Court Métrage et du Documentaire à Lille (France) décembre 1979
Prix de Critique. Venise 1981
Sélection par le Festival Panafricain du cinéma à Ouagadougou 1979

La Casbah d'Alger de Nasser-Eddine Benalia


Nasser-Eddine Benalia est intermittent du spectacle depuis 1989 tour à tour : Comédien, Photographe, Régisseur de plateau, Assistant décorateur, Régisseur général, Assistant réalisateur, Assistant caméra, Cadreur, Monteur, Réalisateur, Producteur ...

Réalisations

La Casbah d'Alger, documentaire, 52 minutes.
Zdag-Zdag à Mesnilmuche, documentaire musical, 52 minutes.
Karana, documentaire sur la Danse indienne inspiré des sculptures (Karanas) des temples de l'Inde du sud avec Dominique Delorme (prix Villa Médicis)
Cinéma Arabe ; Etat des Lieux !, documentaire sur la cinématographie Arabe, 52 minutes
Au Bout De L'arc-En-Ciel ! ..., court métrage 8 minutes 30 en 35mm avec Jean-Claude Dreyfus, chef opérateur : Jean-Claude Larrieu, afc.
L'Enfer du Bibliophile, court métrage 17 mn en format 35 mm : avec Xavier VILSEK et Stéphanie LAGARDE.

Une autre guerre d'Algerie


Beaucoup pensent encore que la guerre d'Algérie a uniquement opposé l'armée française au Front de Libération Nationale. Cependant, une autre guerre opposa le FLN au mouvement qui était à l'origine du nationalisme algérien.D'inspiration démocratique, ce mouvement fondé en 1926 par Messali Hadj sera annihilé pendant la guerre d'Algérie par un groupe de dissidents, le FLN. L'enjeu de cette autre guerre portait sur le leadership de la révolution et le devenir de l'Algérie indépendante.

Djamel Zaoui (Réalisateur)
Classé: Tous publics

Zaoui, fils d'un militant messaliste qui a dû fuir sa terre natale pour sombrer dans un mutisme amer, mène une enquête minutieuse auprès d'historiens et de militants afin de comprendre sa propre histoire et celle de la guerre dont on ne parle pas. Il restitue l'image de Messali Hadj et de ses partisans exilés en France dans l'anonymat. En les sortant de l'ombre, il permet à leurs familles d'affirmer leur origine et de retrouver leur dignité.

Mohamed Yargui



Mohamed Yargui est né en 1972 à Bejaïa.


Après avoir fait des études en agronomie sans horizon d'embauche, Mohamed Yargui donne des cours bénévoles de français pour l'association d'alphabétisation Alpha où il prend goût à l'écriture. Puis, il suit des cours d'arts dramatique et de technique cinématographique à la maison de la Culture de Bejaïa, où dans le cadre d'ateliers, il réalise en collectif son premier court métrage, Au bout du tunnel. Houria est son second film court, produit et réalisé avec des moyens professionnels dans le cadre de la manifestation " Alger capitale arabe ". Il a depuis travaillé comme premier assistant réalisateur sur le long métrage d'Abdelkrim Bahloul, Le Voyage à Alger, et comme acteur dans des pièces produites par le Théâtre régional de Bejaïa.

www.cinemed.tm.fr
www.kabyle.com - Des « Oliviers d’or » pour Mohamed Yargui et Saïd Nanache


Inch'allah dimanche (Dailymotion)


En 1974, à l'époque du regroupement familial, Zouina, une belle maghrébine d'une trentaine d'années, arrive de son Algérie natale avec ses trois enfants pour s'installer à Saint-Quentin, en Picardie, sous l'étroite surveillance de sa belle-mère Aïcha. Elle vient rejoindre Ahmed, son mari, dont elle vit séparée depuis dix ans et qu'elle considère presque comme un inconnu. Celui-ci est ouvrier spécialisé dans une usine textile. Zouina partage sa cour avec un couple de retraités. L'arrivée de cette famille est une véritable catastrophe pour M. et Mme Donze et les hostilités ne tardent pas à se déclarer.

Réalisé par Yamina Benguigui
Avec Fejria Deliba, Zinedine Soualem, Marie-France Pisier

Long-métrage français.
Genre : Drame
Durée : 01h38min
Année de production : 2001
Distributeur : ARP Sélection

Un reve algerien, un documentaire hommage


UN RÊVE ALGÉRIEN ... CE MERCREDI AU MOUGAR
Un documentaire hommage
POUR LE MONDE entier, Henri Alleg c'est La Question : une pièce à conviction accablante dans le procès des abus de la France coloniale.


Quand cet homme accepta l'idée de mourir pour un pays qui n'est pas le sien, il avait alors 36 ans ... Militant de la première heure pour l'indépendance, directeur d'Alger républicain, le seul quotidien anti-colonial, Henri Alleg fut l'un des premiers à dénoncer la torture pratiquée par l'armée française dont il fut lui-même fut victime.

Pour les Algériens, Henri Alleg, c'est d'abord un journal mythique, Alger républicain ... Mais c'est également la preuve qu'une autre Algérie était possible, où tous les siens auraient pu vivre ensemble ...

Les blessures de la vie ep 1-2-3 (جروح الحياة)

Les blessures de la vie ep 1-2-3 (جروح الحياة)

Scenario et dialogue : Ahmed Rezak
Avec Mohamed Ajaimi, Farida Saboundji, Bahia Rachedi, Amar Maarouf, Mustapha Berour, Doudja Achachi, Malika Belbey, Samira Sahraoui, Samira Labidi, Abdelhamid Remass, Azzedine Bouraghda, Djamel Bounab,

El-Mataha (Le labyrinthe)


Une lumiere s'eteigne et une autre s'allume ...
Al-Mataha, le labyrinthe, un court-metrage de Nazim Larabi, symboliste séculaire d'une triple génération sacrifiée, honnie et vouée a tous les maux qui rongent la société ...

Realisation : Larabi Ahmed Nazim
Avec Idir Benaibouche, Azziza, Chahd, Hamza Adjadj, Zoheir, Abdelkader, Mohamed, Mario, krimo ...
Année de production : 2010

Mohamed Fellag, le clown du desespoir par Mohamed Benchicou


Fellag, c'est l'inventeur du théâtre populaire en Algérie. Avant Fellag, le théâtre n'intéressait que les intellectuels, dixit un patron de bar kabyle de la rue de Flandre à Paris. Fellag est Fellag, comme Coluche était Coluche et Desproges, Desproges.

Mohamed Fellag dédicace aujourd'hui Djurdjurassic Park qui vient de paraître en livre chez Lattes : l'infatigable comédien a juré de continuer à secouer de rire son monde et repart pour une nouvelle saison de rigolade

Le clown du désespoir

En pleine tragédie, l'Algérie a fait plier de rire. Et l'auteur de ce paradoxe historique est un comédien kabyle qui joue à guichets fermés dans de grandes salles parisiennes. Un clown qui s'amuse à cultiver les impolitesses envers le deuil, comme pour le démythifier. Peut-être parce que Fellag, comme le souligne le journaliste Vincent Cambier, « nous rappelle opportunément la seule définition de l'humour qui vaille : la politesse du désespoir ». C'est qu'il déroute le public français et donne du fil à retordre aux commentateurs dans quelle catégorie classer ce comique qui raconte les douleurs de sa patrie en facéties ?

Deux films a l'affiche (Ramadan Iftini et Lotfi Bouchouchi)




Deux films a l'affiche de Ramadan Iftini, " Si la Kabylie m’était révélée " et Lotfi Bouchouchi, " El Houfi ".




www.africultures.com - Ramdan Iftini
www.africultures.com - Lotfi Bouchouchi

La RTA, 36 ans de ...



Contesté, controversé, décrié, dénigré, critiqué, abhorré, honni, vomi, ce média lourd qu'est l'ex-RTA aura fait décidément l'unanimité contre lui. Et aussi loin qu'on remonte dans le temps, la Télévision algérienne a fonctionné quasiment en dehors de la société.

DÉCONNECTÉE, disjonctée, surpolitisée, elle a également échappé à ceux qui l'ont faite et façonnée dès le lendemain de l'Indépendance. Servante zélée des luttes d'appareil, agressive dans son mépris souverain du téléspectateur et insolente dans son impertinence, l'ex-RTA, pratiquement jamais en phase avec son époque et les mutations qui ont traversé la société, tournait donc le dos aux réalités qui, pourtant, elles, lui transmettaient des signaux évidents. Mais dit-on, n'est-ce pas, les chiens aboient, la RTA passe. Ni les rares chroniqueurs tus qui s'essayaient à la bousculer ni ce volumineux courrier qui l'abreuvait de critiques et d'insultes ne parviendront à bout d'une citadelle accrochée à son " 21 " comme il n'est pas permis. Langue de bois, discours ronronnants et ronflants, JT fleuve et soporifique, sujets bateaux, feuilletons à l'eau de rose, " moyenorientalisation " effrénée, vidaient ce média de sa raison d'être : informer et former.

Inféodée aux pouvoirs successifs qui ont eu à la régenter avec un sens de la manipulation phénoménal, la télévision algérienne allait sombrer dans une médiocrité (médiocratie) chronique.

Et les Algériens médusés par tant d'insoutenable légèreté bouderont comme de juste un média devenu par la bêtise et l'imbécillité des hommes, indigeste. Mais attention, il n'entre nullement dans notre intention ici de diminuer de l'immense mérite des pionniers de ce tout-puissant média dévoyé par des conflits d'intérêts, un régionalisme sans précédent et des lobbies qui achèveront de lui jeter opprobre et discrédit. Au grand dam des téléspectateurs que la fracture d'octobre et les événements sanglants et meurtriers qu'affrontait le pays allaient paradoxalement réconcilier - hélas l'espace d'un relais fugace - avec leur média.

Débats politiques de haute voltige mais avec des dérapages inévitables, émissions et documentaires éducatifs assez bien enveloppés donneront l'impression que l'ex-RTA « restructurée sort enfin de son ostracisme pour épouser l'air du temps.

Mais les pesanteurs et les pressions la ramèneront à la raison, la raison du plus fort s'entend. Et dès qu'embellie il y a, " on " s'arrangera toujours dans les cercles et sphères de décision divers à rappeler le énième dégé (ce qui est déjà assez significatif en soi) à d'autres fonctions.

Et si deux ou trois bons réalisateurs et quelque rare producteur d'émission ont réussi parfois à sauver la mise (les meubles), l'avènement de la généralisation de la parabole ne semble pas inquiéter outre mesure lartiya. Qui est pourtant dans l'obligation urgente de bouger.

Sinon, encore une fois, le débat se fera sans elle, voire même contre elle. A moins que trente-six ans après ...

A. Zentar
Demain l'Algerie Jeudi 29 octobre 1998

La guerre d'Algerie vue par le cinema par Mouloud Mimoun

Mouloud Mimoun critique cinema pour Al-Watan et réalisateur


Yacef Saadi le 24 septembre 1957


A l'occasion des 50 ans de la fin de la guerre d'Algérie, tour d'horizon de "La bataille d'Alger" à "Hors la loi" avec Mouloud Mimoun, critique de cinéma pour le quotidien algérien " El Watan " et fondateur du Maghreb des films, des productions symboliques, tant côté algérien que côté français.

Moussa Haddad

Moussa Haddad, né en 1937, est un cinéaste algérien.

Moussa Haddad reste l'un des cinéastes algériens les moins conventionnels. Souvent à contre-courant des thèmes dominants, il sait contourner la grandiloquence des discours pour maintenir sa caméra à hauteur d'homme avec un penchant net pour les enfants. Il reste aussi l'un des rares à pouvoir mettre en scène des femmes, ni mères, ni mégères, et le portrait qu'il en fait dans Le défi (1980) est juste et sensible. Il est le cinéaste de la tendresse, d'une certaine forme de candeur (Une cigarette pour Ali, Les enfants de Novembre, 1975).

Quelques films de Moussa Haddad

L’inspecteur Tahar (1967)
Les Vacances de l'inspecteur Tahar (1972)
Les enfants de novembre (1975)
Hassan Terro au maquis (1978)
Libération (1982)
Made In (1999)
Min qorb as-Saf-saf (1h) (1972)
Assistant réalisation (longs métrages)
La Bataille d'Alger La Battaglia di Algeri (1965) (second assistant)

Al dikra al akhira (Comediens et Comediennes)


Al dikra al akhira ep24



Ahmed Rachedi


Ahmed Rachedi (né à Tébessa en 1938) est un cinéaste algérien.

La guerre d'indépendance lui est une école : il appartient, avec René Vautier et Mohamed Chanderli, à la première unité cinématographique du FLN. Il gagne Tunis : reportage et montage, courts métrages - dont il réalise un certain nombre après l'indépendance -, et participe ou dirige des films collectifs. Il adapte ensuite Thala, roman de Mouloud Mammeri (L'Opium et le Bâton, 1969) avec Marie-José Nat et Jean-Louis Trintignant, il réalise en France, sur un scénario de Rachid Boudjedra, un témoignage des travailleurs émigrés : Le Doigt dans l'engrenage. Il dirige l'ONCIC de 1967 à la fin de 1972.

Amar Laskri

Né en 1942 à Aïn Berda en Algérie, Amar Laskri étudie le théâtre, la radio, la télévision et le cinéma à Belgrade.

Après trois courts métrages, il contribue, par la réalisation d’un épisode, au film de fiction collectif L'Enfer à dix ans (1968).

Il dirige le CAAIC de 1996 à 1998, année de sa dissolution.

Filmographie

Longs métrages

1968 : Patrouille à l'est
1969 : Le Communiqué
1972 : Dawriyyah nahwa al-sharq
1978 : El moufid
1987 : Abwab al-samt
1988 : Fleur de lotus


fr.wikipedia.org - Amar Laskri

Ghaouti Bendeddouche



Né à Tlemcen, il étudie à l'IDHEC, à Paris. À son retour en Algérie, il travaille comme assistant réalisateur (pour Badie, Costa-Gavras et Mazif) sur des longs métrages, et pendant dix ans, comme réalisateur de films documentaires.

Il réalise également un épisode du film collectif L'Enfer à dix ans (1968).

Recherche sur le Blog

Recherche personnalisée

Message le plus consulté de la semaine